Evolution du marché VN

L’évolution du marché VN

Depuis 2007, le marché européen automobile n’en finit plus de se contracter. L’époque où les ventes de véhicules légers flirtaient avec les 17 millions d’unités est désormais lointaine et ce sont plus de 4 millions de véhicules qui auront disparu sur ces six dernières années.

Si 2013 semble s’inscrire dans le creux de la vague, il convient néanmoins de se faire à l’idée que le marché européen ne retrouvera plus les niveaux historiques : à horizon 2018, le BIPE table sur une reprise très modeste des immatriculations, de l’ordre de 3% par an, soit un rythme bien insuffisant pour recouvrer les records historiques.

Le marché européen des véhicules légers devrait ainsi à peine atteindre les 14.6 millions d’unités à horizon cinq ans. Pour ce qui est de la France, le BIPE table, dans le meilleur des cas, sur un marché proche de 1.8 millions d’unités, sous l’hypothèse d’une amorce de reprise au second semestre. Le cabinet n’anticipe pas de nouveau franchissement de la barre des 2 millions d’immatriculations de véhicules particuliers avant 2017, ce qui s’accompagnerait nécessairement d’une poursuite du vieillissement du parc : en six ans, l’âge moyen du parc VP devrait augmenter d’un an, passant à 9,3 ans en 2018.

Evolution des immatriculation VN particuliers et entreprises

Au cours du troisième trimestre de l’année 2013 et du premier trimestre 2014, le chiffre d’affaires des ventes de voitures neuves a progréssé sensiblement : + 4,5 % durant l’hiver après une année à plus de 7% de baisse :

CA de la vente de VN

Et il en est de même quant aux volumes d’immatriculations réalisés :

Volume d'immatriculations de VN

Pourtant, d’après les professionnels du secteur, les marges demeurent assez nettement négatives. En témoignent leurs opinions sur l’évolution de leurs marges sur les ventes de véhicules.

Capture d’écran 2015-08-13 à 19.28.54

Les ventes de véhicules particuliers ont connu une meilleure situation que les ventes de véhicules utilitaires légers. Or ces véhicules, achetés par les entreprises, roulent souvent plus, nécessitent plus d’entretien et ont souvent une fidélité accrue au réseau :

Evolution des immatriculations

A plus long terme, la croissance du parc automobile français ne devrait être portée plus que par la seule dynamique démographique : faiblesse de la reprise économique, prix du pétrole maintenus à des niveaux élevés, structure des ménages moins porteuse pour le produit automobile (davantage de foyers vivant en «solo», moins consommateurs d’automobiles, et à l’opposé moins de couples avec enfants, traditionnellement plus équipés en automobile), multiplication des offres alternatives (extension de l’offre de transports en commun mais aussi automobile partagée : covoiturage, autopartage…) expliquent ces évolutions.

A cette stabilisation de la motorisation s’ajoute un report de l’âge moyen de mise à la casse, permis par une fiabilité croissante et une moindre intensité d’usage des véhicules.

La France peut néanmoins se consoler de ne pas tomber aussi bas que l’Italie, qui affichait des niveaux de marché pourtant similaires à la France entre 1997 et 2007, ou bien l’Espagne qui peinera elle aussi à se relever. Pour autant, les niveaux de marché français ne rattraperont pas ceux de l’Allemagne ou même du Royaume-Uni.

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About Jonathan Habersztrau

Fondateur du Site ControleTechniqueGratuit.com dédié à la collecte d'informations qualifiées sur l'automobile et les automobilistes à destination des professionnels des métiers de l'automobile. Expert en Marketing Digital et Vendor Relationship Management. Membre de la Fondation Internet Nouvelle Génération

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